Déficit de la déviation d’Oloron : 5 millions enfin assumés, 15 encore non avoués.

L’association Protection Haut Béarn Environnement, se félicite que le problème du trou dans le plan de financement de la déviation d’Oloron soit publiquement reconnu.

Cependant, l’estimation officielle du déficit du budget de la déviation d’Oloron est inexacte. Son montant est en réalité 4 fois plus élevé que celui reconnu par le sous-préfet d’Oloron.

En effet, le sous-préfet d’Oloron, Christophe Pecate, explique que la somme manquante pour boucler le budget de la déviation correspond au surcout du projet et que son montant s’élève à 5,75 millions d’euros.

Or, notre association a démontré à maintes reprises que le déficit du plan de financement était en réalité beaucoup plus important et de nature à bloquer complètement le projet.

En effet, Bernard Uthurry, premier vice-président de la région Nouvelle-Aquitaine, a confirmé le 15 décembre 2020, que la région ne participerait finalement pas au budget, contrairement à ce qui avait été annoncé et comptabilisé en mai 2016 (sources ci-dessous).

Sauf, à ce que Bernard Uthurry se soit trompé et que la région Nouvelle-Aquitaine participe finalement au budget de la déviation, en « compensant l’engagement du département 64 dans le financement de la déviation d’Oloron-Sainte-Marie par une majoration de sa participation à d’autres projets départementaux », les 15 millions d’euros de participation promis manqueront bien au budget de la déviation.

En conséquence, le trou du plan de financement s’élève aujourd’hui à 20,75 millions d’euros, soit 22,5 % du budget. (5,75 millions d’euros du surcout du projet + 15 millions d’euros du retrait de la participation de la région).

Les élus locaux ont été interrogés à de multiples reprises sur cette réalité budgétaire. Tous ont toujours botté en touche incapables de démontrer que nous avions tort. Ce déni de la réalité mathématique est choquant.

Nous saluons enfin la position sérieuse et rassurante de la préfecture qui se refuse à autoriser le démarrage des travaux tant que le plan de financement du projet ne sera pas entièrement bouclé.

En effet, engager les travaux avec un tel déficit budgétaire risquerait de causer l’arrêt du projet en plein milieu de sa réalisation, faute de financements suffisants, et d’infliger à notre territoire un chantier pharaonique fantôme, comme il en existe ailleurs en France.